Conclusion

C’est en faisant les courses après m’être enfin débarrassé de ma chercheuse que je suis interpellé par les vendeuses de l’épicerie du Cours. Elles me signalent que, hier, Tempête était en pleurs dans leur magasin et que nous n’avions pas été corrects avec elle. Un peu surpris, je demande des précisions, elles me disent que juste avant le passage de la Charrette dans la Grande rue, les Charretiers l’avaient jetée à terre sous le prétexte qu’elle était au milieu. Je rassure ces dames en leur disant que, d’une part, Tempête avait dû largement exagérer les faits parce que je n’avais remarqué aucun accroc dans sa tenue, qu’elle était effectivement au milieu et que les membres de la Confrérie ne pouvaient tolérer le moindre accident. Que s’ils lui avaient vraiment fait mal, elle serait déjà au tribunal ! Que d’autre part, le soir à table, elle ne s’était pas plainte et que cette grosse douleur, surtout morale, ne lui avait nullement coupé l’appétit...

En faisant sa chambre, je m’aperçois que Tempête a laissé tous les prospectus que je lui avais donnés, y compris les drapeaux des Charrettes, faut croire que ses ‘images mentales’ lui suffisent. Ce qu’il y a de sûr, c’est que son ‘étude’ ne doit pas comporter beaucoup d’annexes…

Après je me suis rendu compte que ma locataire a utilisé six rouleaux de papier hygiénique juste pour cinq jours… Qui sait, c’était peut être ses blocs notes… En tous cas, elle est partie avec un de mes stylos, car elle n’en possédait pas et m’en avait demandé un à son arrivée...

J’ai ensuite appris qu’à Eyragues, une nouvelle fois, étant probablement encore au milieu, elle s’était fait vertement réprimander par les charretiers du cru...

Le dimanche 3 juillet 2005, à la Charrette de Châteaurenard, personne n’a vu Tempête….

Barbentane, le plus beau village de l'Univers

CHRONIQUES VILLAGEOISES

TEMPÊTE SUR LA ST JEAN

BARBENTANE 2005